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si l'or m'était conté
si l'or m'était conté
Si l’Or m’était compté…
Imaginons l’histoire d’un journaliste devenu célèbre aujourd’hui. Il a bâti sa fortune à la fin des années 70, mais de quelle manière? A l’époque, Jean M. est journaliste et écrivain à temps perdu. Il écrit tout particulièrement des articles sur des sujets politiques, financiers et économiques. Comme tout journaliste, il dispose d’informateurs, de gens qui savent certaines choses et ont besoin de parler pour apaiser leur conscience. Un beau jour de printemps 1979, l’une de ses sources lui signale que quelque chose d’important est en cours de préparation entre les Soviétiques et les Américains. Que cela concerne la géopolitique et la finance… Rien de plus.
Notre journaliste, Jean M., va alors se transformer en clochard et fouiller régulièrement, tôt le matin, les poubelles de la plus grosse banque de l’Union Soviétique à Paris. Les recherches sont infructueuses jusqu’au jour où il met la main sur des listings bien curieux. On y voit des graphiques esquissant des courbes de l’or et du pétrole, ce qui peut paraître banal en soi. Mais la particularité de ces graphiques est qu’ils sont projetés sur un futur proche et laissent entrevoir une explosion de ces matières premières/précieuses. Bien évidemment, Jean M. est intrigué et va chercher des explications auprès de confrères spécialisés dans l’analyse géopolitique. Les réponses obtenues le laissent sur sa faim jusqu’au jour où il fait la connaissance du futur rédacteur en chef d’une revue de renseignement privé, à qui on a exposé un même scénario pour le pétrole et les métaux précieux. Nous l’appellerons David C. Il expose à Jean M. le témoignage qu’il a reçu de l’une de ses nièces, Camille.
Camille arrive des Etats-Unis où elle a passé un an afin d’achever et de compléter ses études universitaires. Ses parents ne sont pas milliardaires et lorsqu’elle est arrivée à New York, elle a été dans l’obligation de trouver du travail. L’occasion s’est présentée par l’intermédiaire d’une relation faite à l’université. Une jeune femme dont le nom lui dit quelque chose, mais sans plus : Rockefeller. Ses parents cherchent une jeune fille de bonne famille pour garder un bébé et d’autres enfants, régulièrement le soir, car ils sortent souvent. Camille est alors présentée à D. Rockefeller qui décide de l’employer à l’essai comme “baby sitter”. Solution parfaite : Camille assure ainsi le financement de son séjour et tout se passe au mieux. Les relations deviennent amicales, les mois passent et vient le moment du départ. D. Rockefeller lui règle son chèque et lui donne un conseil : “Vous savez que je suis banquier”. Camille n’en sait guère plus. “Lorsque vous rentrerez chez vous, à Paris, vous conseillerez à vos parents d’investir sans tarder dans l’or métal”.
“Ma nièce est arrivée il y a un mois et mon beau-frère vient d’investir toutes ses économies dans des actions aurifères…”, conclut David C.. “Vous comme moi savons ce que signifie un conseil de D. Rockefeller”.
Cela suffit à notre journaliste qui s’empresse de mettre en vente son appartement, de louer un studio et d’acquérir ensuite plusieurs lingots ! En décembre 1979, l’URSS attaque l’Afghanistan et les cours anticipés par les listings de la banque soviétique à Paris deviennent ceux publiés par la presse financière. Pour Jean M. cela ne fait aucun doute, tout a été planifié…
Les années passent… Jean M. est devenu un auteur très célèbre. Quant à David C., son approche de la géopolitique est très particulier et son agence d’analyse stratégique s’est bien développée. Il a tissé des relations avec certaines pointures de la Haute finance internationale, bénéficie de confidences éclairantes, lui permettant d’ajuster ses scénarios de perspective. Imaginons que nous sommes en 2008. Deux hommes d’influence, proches de V. Poutine confient à David C. qu’il lui faut investir dans les métaux précieux car la période de fin d’année pourrait s’avérer problématique. Il dispose également d’informations similaires du bloc de l’ouest. Des sources bancaires de haut niveaux, qui avaient confié leur vive inquiétude en juin 2007, lui affirment que le système financier ne pourra pas tenir longtemps sans un replâtrage. Tandis que les analyses et experts publics avertissent sempiternellement d’une attaque américaine contre l’Iran, David C. recule sans cesse l’échéance. Il pense que les familles bancaires de l’Ouest, qui manipulent le système financier international avec la complicité des blocs dirigeants de l’Est, mais aussi asiatiques, ont tout intérêt à provoquer une hausse violente des cours des métaux, dans l’hypothèse d’un “replâtrage”, juste avant les élections présidentielles américaines. La logique veut que l’attaque contre l’Iran survienne après les élections présidentielles de 2008.
Imaginons qu’un intervenant sur les forums de Bousorama dispose d’une information par l’intermédiaire d’un ami banquier mais qu’il ne comprenne pas le contenu exacte de l’information. On lui a dit que quelque chose de très important se préparait pour la fin de l’année et que cela concernerait la Chine, les métaux précieux et d’autres choses. On lui a aussi dit que les cours des métaux connaîtraient des amplitudes importantes afin de faire trembler les mains spéculatives. Ses appréhensions suscitent immédiatement des questions sur le forum où il intervient. Il se rend compte qu’il a divulgué quelque chose qui était un “tuyau d’ami”. Il retire son message d’intervention…
Imaginons que l’une des personnes Boursostar sur Boursorama soit un ami de David C. et qu’ils échangent leurs informations.
Imaginons qu’elles corroborent.
Imaginons que l’une des sources de David C. soit un ami personnel d’A. Greenspan et qu’il lui apporte des conseils similaires. Appelons-le Gérard L. C’est un antiquaire américain. Alan Greenspan a fait sa connaissance et apprécie ce qu’il vend ainsi que sa culture européenne. La première fois où Gérard L. est venu livrer une pièce remarquable de 12 500 dollars, le président de la banque centrale américaine a immédiatement sympathisé avec lui. Ils se verront souvent, mangeront ensemble. Un beau jour, alors qu’ils sont à table, Gérard L. voit que son hôte est très inquiet. “Gérard, en toute amitié, je crois que vous devriez vendre vos affaires et placer le tout sur les métaux précieux”. Gérard est surpris. “Ah bon, vous êtes pourtant le technicien de la monnaie papier et vous me conseiller d’investir contre vous d’une certaine manière”. “Vous savez, Gérard, vous êtes un ami et ce que je vous dis, l’ensemble de mes confrères le savent et font de même. Par contre, les moutons préfèrent croire aux fables et au mythe de l’Amérique toute puissante. Faites ce que je vous conseille et solder également tous vos avoirs immobiliers”. Gérard L. a suivi le conseil et a quitté les Etats-Unis sur les dernières recommandations de son “ami”.
Imaginons qu’en 2001, un ancien agent des services secrets américains avertisse David C. de s’intéresser à l’or et lui dise : “Un jour, mes amis de New York provoqueront une forte hausse des cours de l’or. Cela sera rapide, excessivement fulgurant, de telle manière que personne ne pourra se placer. Il ne faudra s’intéresser qu’au physique et ne pas toucher aux mines d’or qui resteront du papier quand le krach des bourses surviendra, après une élection présidentielle américaine”. Quand David C. l’interroge et lui demande des précisions, il explique : “Je te dis que cette hausse se fera pratiquement en une semaine et si tu ne crois pas que tout est prévu à l’avance, tu verras ce qui surviendra en septembre 2001″.
Imaginons que nous sommes dans la pure fiction… et que les événements surviennent par “hasard”…
Denissto
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