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Obama chatié par Castor et Pollux
Obama châtié par Castor et Pollux
A l’instar du poète Stésichore ayant déchiré l’honnêteté et la beauté d’Helene, notre inénarrable prix Nobel de la paix a osé douter des belles et vertueuses banques américaines. Malheureusement pour lui la cécité l’avait frappé avant la satyre. La perte du massassuchets fief imprenable des Kennedy a résonné dans le cœur des démocrates comme la perte de Jérusalem aux pays des Francs. Mr le marché, toujours prêt a se vendre a n’importe quel mensonge déposait ipso facto quelques centaines de points pour calmer l’ire des frères vengeurs. Tel le poète inconséquent , il va devoir changer le ton de sa lyre et entonner la palinodie. Le discours qui s’en suivit sur l’état de l’union était de la même veine puisque Mr Oblabla promettait de remplir le tonneau des danaïdes et preuve de bonne foi renvoyait quelques programmes sociaux aux calendes grecques, afin d’économiser une petite dizaine de milliards……….sur les 1400 de perte cette année . Le déficit abyssal des Etats -Unis n’ayant finalement servit qu’a colmater les pertes abyssales des banksters, le vaudeville n’aurait été complet si notre grand pacifiste n’avait maintenu le budget pharaonique de l’armée!
La chute des empires de l’antiquité ont tous un point commun, a force d’inventer des mythes et légendes, ils ont sombrés dans leur paganisme sans fond, fatale infirmité de l’âme et de l’intelligence. Les césars réclamèrent les honneurs divins, Néron les exigea pour son cheval,et méprisèrent le sénat. La prestation de Mr Geithner dans cette noble assemblé ce mercredi en avait toutes les allures; traité publiquement de menteur et d’incompétent il endossait la cape d’invisibilité d’Harry Potter et continuait d’entonner son panégyrique. Impassible l’ectoplasme en charge du trésor américain, a continué de défendre un paradigme économique infaillible: l’Amérique va continuer d’acheter ce dont elle n’a pas besoin avec l’argent qu’elle n’a pas.
La démission collective des ânes a liste et autre économiste de renom devrait maintenir le navire a flot encore quelques semaines. Ainsi la première économie mondiale pourrait faire un déficit budgétaire de 8% avec une croissance (financé par la planche a billet) de 2% l’an ! Nos grandes écoles d’économistes ont du oublier d’enseigner l’ABC d’un krach obligataire.
Les démocraties modernes ne manquant pas de tartuffes, vacataires des plus hautes fonctions, c’est souvent le hasard qui offre les meilleures chûtes aux pantomimes. Mrs Obama, Bernanke, et Geithner ont tous juré la main sur le cœur que c’est en se pinçant le nez qu’ils ont renfloués les banksters, mais que promis, dorénavant ils s’occuperaient de la plèbe, celle-ci ayant le mauvais gout de représenter la Vox Populi. Les vicissitudes des Césars du suffrage universel, soumis au passage des urnes, nécessite de grand généraux de campagne. Le navire démocrate prenant l’eau de toutes parts, Mr « yes we can » a choisi son amiral, ne rigolez pas , il s’appelle……Mr Plouffe! (1).
(1) http://annesinclair.typepad.fr/journal/2010/01/plouffe-au-secours.html?c...
Denissto
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Commentaires
4 comments postedil suffit d'attendre la fin de la partie
L'empire romain dans la lente deterrioration A SOMBRé dans le christianisme ayant été de tout temps paganiste....äs certain non plus, mais peu-être me trompe-je...dans ce cas, verbe avoir(ont) donc pas d'accord, s'en suit "sombré " sans "s"...mais ça c'est vraiment secondaire...Allons mister Denissto un peu plus de rigueur dans les analyses nous feront, à TOUS, faire des progrès ...en tous cas dans LA Lalangue!
C'était une remarque Amicale et constructive...my Dear Sir!
Nous prennent-ils pour des truffes ? Ou pour des imbéciles ? mais peut être les deux depuis plus de cents ans ??
Enquête
Règlement de comptes au Capitole
LE MONDE | 28.01.10 | 14h36 • Mis à jour le 28.01.10 | 19h30
New York Correspondant
Une leçon d'indépendance du législateur vis-à-vis de l'exécutif, une leçon d'histoire contemporaine aussi, avec l'attrait et les limites de l'exercice, une leçon de politique enfin, inévitablement empreinte d'arrière-pensées et d'ambitions transparentes... Réunie ad hoc mercredi 27 janvier, la commission de contrôle et de réforme de l'Etat de la Chambre des représentants américaine a donné un aperçu de ce que peuvent constituer les auditions d'une commission parlementaire.
Elle avait convoqué l'actuel secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, et son prédécesseur républicain, Henry Paulson. Au menu, le scandale AIG, l'American International Group, le numéro un mondial de l'assurance renfloué par l'Etat à partir du 17 septembre 2008. Questions : où est passé l'argent ? A-t-on caché la vérité aux élus ?
Républicains et démocrates de gauche, réunis, accusent : non contents d'avoir renfloué AIG pour un total extravagant de 180 milliards de dollars, les deux hommes - M. Geithner était alors président de la Réserve fédérale (Fed) de New York, chargé du secteur bancaire - ont caché au Congrès que 62 milliards avaient été reversés illico à des grandes banques américaines et étrangères pour permettre à AIG, qui couvrait leurs risques sur les produits dérivés, de respecter ses engagements à leur égard. Pis : AIG a remboursé aux banquiers "100 cents pour un dollar", l'intégralité de leurs pertes. A-t-on jamais vu assureur aussi généreux ? Et pourquoi les pouvoirs publics, qui avaient nationalisé de facto AIG, n'ont-ils pas renégocié à la baisse le remboursement aux banques - surtout aux banques étrangères ?
Selon Neil Barofsky, l'"inspecteur général spécial" qui enquête sur l'utilisation des fonds du Tarp, le plan de sauvetage financier de l'administration Bush repris par l'équipe Obama, quand l'Etat a débloqué la première tranche du renflouement d'AIG (85 milliards de dollars), la Société générale en a perçu 9,6 milliards, Goldman Sachs 8,4, la Deutsche Bank 5,7, Merrill Lynch 3,1 et douze autres établissements, dont l'UBS suisse et le français Calyon 8,2 milliards. Pour d'autres, Goldman Sachs a été en réalité le grand bénéficiaire. Au total, AIG aura versé aux banques 62,1 milliards de dollars pour liquider les CDS (titres dérivés de crédit) dont elles étaient contrepartie.
Le cadre est posé. Les auditions sont télévisées sur la chaîne parlementaire C-SPAN. Tim Geithner montre une assurance inédite. De sa voix caverneuse, "Hank" Paulson, vieux briscard (il fut PDG de Goldman Sachs), joue avec un talent consommé la savonnette qui vous glisse des doigts. Aux élus qui parlent d'"incompétence" et expriment leur "défiance", les deux témoins opposent la même conviction. Geithner : "Je n'ai pas agi pour protéger des banques étrangères, mais parce que AIG appelait à l'aide". Un "désastre" menaçait les Etats-Unis, "une deuxième Grande Dépression" a ainsi été évitée. Sans cette intervention publique, dit Paulson, "nombre de banques se seraient effondrées, l'immobilier aussi, l'Amérique connaîtrait un chômage de 25 %". Des millions de gens auraient retiré leurs économies aux guichets. A ceux qui semblent si scandalisés aujourd'hui par la faiblesse du contrôle de l'Etat sur AIG, il lance : "Vous devriez donc être très intéressés par une régulation financière renforcée, et soutenir l'effort" de l'actuelle administration en ce sens.
Edolphus Towns, démocrate, président de la commission : "AIG devenu une coquille vide, les contribuables l'ont bourré d'argent et les banquiers sont venus piller le cadavre. Pourquoi avoir accepté de les rembourser un dollar pour un dollar ?" Geithner : "Il n'y avait pas de meilleure alternative à cette décision exceptionnelle". "Si nous avions cassé ses contrats (avec les banques que AIG assurait), sa notation aurait été abaissée. Le groupe se serait effondré", entraînant un cataclysme systémique.
Lynn Westmoreland, républicain : "Même si vous n'avez pas pris la décision, étiez-vous conscient du remboursement des banques à 100 % ?" Geithner : "Oui." "Et vous ne pouviez rien renégocier ?" "Non. Nous n'avions pas de levier pour cela."
Elijah Cummings, démocrate : "Si je comprends bien, parfois, mieux vaut éviter la transparence ?" Geithner : "Dans de rares cas, comme pour les affaires de sécurité nationale, certaines informations doivent rester cachées un certain temps. Vous devriez le comprendre..."
Marcy Kaptur, démocrate : "Pour qui travaillait votre chef de cabinet, Mark Patterson, avant d'entrer à votre service ?" Geithner : "Pour Goldman Sachs". Kaptur : "Combien de vos collaborateurs viennent de chez Goldman ?" Geithner : "Madame, vous suggérez l'idée que nous aurions privilégié le bien des banques. J'ai été uniquement motivé par ce que nous avons cru être l'intérêt du public."
Stephen Lynch, démocrate : "Quelque chose pue ici. On n'a pas divulgué ce qui se passait au peuple américain et au Congrès en temps voulu".
Towns à Paulson : "Est-il crédible que vous ayez laissé la Fed agir seule ?" Paulson : "Dans ce genre de crise il y a tellement de travail pour tous que chacun évite de s'occuper de ce qui n'est pas de son ressort".
Cummings : "Les gens sont très en colère, et c'est légitime. Vous comprenez ? Vous vous dites favorable à la transparence. Mais quand les gens voient qu'il n'y en a pas eu, ils commencent à douter. Vous comprenez ce qu'on vous dit ?" Paulson : "Il est difficile aux gens de comprendre pourquoi il fallait sauver les banques. Il faut réglementer pour que cela n'arrive jamais plus".
Dan Burton, républicain : "M. Paulson, vous avez quitté Goldman Sachs en touchant 300 millions de dollars. M. Paulson, personne ne va acheter votre discours".
Sylvain Cypel
Article paru dans l'édition du 29.01.10
nous prennent-ils pour des truffes ou pour des c... ? Ou les deux à la fois depuis cent ans ?
Enquête
Règlement de comptes au Capitole
LE MONDE | 28.01.10 | 14h36 • Mis à jour le 28.01.10 | 19h30
New York Correspondant
Une leçon d'indépendance du législateur vis-à-vis de l'exécutif, une leçon d'histoire contemporaine aussi, avec l'attrait et les limites de l'exercice, une leçon de politique enfin, inévitablement empreinte d'arrière-pensées et d'ambitions transparentes... Réunie ad hoc mercredi 27 janvier, la commission de contrôle et de réforme de l'Etat de la Chambre des représentants américaine a donné un aperçu de ce que peuvent constituer les auditions d'une commission parlementaire.
Elle avait convoqué l'actuel secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, et son prédécesseur républicain, Henry Paulson. Au menu, le scandale AIG, l'American International Group, le numéro un mondial de l'assurance renfloué par l'Etat à partir du 17 septembre 2008. Questions : où est passé l'argent ? A-t-on caché la vérité aux élus ?
Républicains et démocrates de gauche, réunis, accusent : non contents d'avoir renfloué AIG pour un total extravagant de 180 milliards de dollars, les deux hommes - M. Geithner était alors président de la Réserve fédérale (Fed) de New York, chargé du secteur bancaire - ont caché au Congrès que 62 milliards avaient été reversés illico à des grandes banques américaines et étrangères pour permettre à AIG, qui couvrait leurs risques sur les produits dérivés, de respecter ses engagements à leur égard. Pis : AIG a remboursé aux banquiers "100 cents pour un dollar", l'intégralité de leurs pertes. A-t-on jamais vu assureur aussi généreux ? Et pourquoi les pouvoirs publics, qui avaient nationalisé de facto AIG, n'ont-ils pas renégocié à la baisse le remboursement aux banques - surtout aux banques étrangères ?
Selon Neil Barofsky, l'"inspecteur général spécial" qui enquête sur l'utilisation des fonds du Tarp, le plan de sauvetage financier de l'administration Bush repris par l'équipe Obama, quand l'Etat a débloqué la première tranche du renflouement d'AIG (85 milliards de dollars), la Société générale en a perçu 9,6 milliards, Goldman Sachs 8,4, la Deutsche Bank 5,7, Merrill Lynch 3,1 et douze autres établissements, dont l'UBS suisse et le français Calyon 8,2 milliards. Pour d'autres, Goldman Sachs a été en réalité le grand bénéficiaire. Au total, AIG aura versé aux banques 62,1 milliards de dollars pour liquider les CDS (titres dérivés de crédit) dont elles étaient contrepartie.
Le cadre est posé. Les auditions sont télévisées sur la chaîne parlementaire C-SPAN. Tim Geithner montre une assurance inédite. De sa voix caverneuse, "Hank" Paulson, vieux briscard (il fut PDG de Goldman Sachs), joue avec un talent consommé la savonnette qui vous glisse des doigts. Aux élus qui parlent d'"incompétence" et expriment leur "défiance", les deux témoins opposent la même conviction. Geithner : "Je n'ai pas agi pour protéger des banques étrangères, mais parce que AIG appelait à l'aide". Un "désastre" menaçait les Etats-Unis, "une deuxième Grande Dépression" a ainsi été évitée. Sans cette intervention publique, dit Paulson, "nombre de banques se seraient effondrées, l'immobilier aussi, l'Amérique connaîtrait un chômage de 25 %". Des millions de gens auraient retiré leurs économies aux guichets. A ceux qui semblent si scandalisés aujourd'hui par la faiblesse du contrôle de l'Etat sur AIG, il lance : "Vous devriez donc être très intéressés par une régulation financière renforcée, et soutenir l'effort" de l'actuelle administration en ce sens.
Edolphus Towns, démocrate, président de la commission : "AIG devenu une coquille vide, les contribuables l'ont bourré d'argent et les banquiers sont venus piller le cadavre. Pourquoi avoir accepté de les rembourser un dollar pour un dollar ?" Geithner : "Il n'y avait pas de meilleure alternative à cette décision exceptionnelle". "Si nous avions cassé ses contrats (avec les banques que AIG assurait), sa notation aurait été abaissée. Le groupe se serait effondré", entraînant un cataclysme systémique.
Lynn Westmoreland, républicain : "Même si vous n'avez pas pris la décision, étiez-vous conscient du remboursement des banques à 100 % ?" Geithner : "Oui." "Et vous ne pouviez rien renégocier ?" "Non. Nous n'avions pas de levier pour cela."
Elijah Cummings, démocrate : "Si je comprends bien, parfois, mieux vaut éviter la transparence ?" Geithner : "Dans de rares cas, comme pour les affaires de sécurité nationale, certaines informations doivent rester cachées un certain temps. Vous devriez le comprendre..."
Marcy Kaptur, démocrate : "Pour qui travaillait votre chef de cabinet, Mark Patterson, avant d'entrer à votre service ?" Geithner : "Pour Goldman Sachs". Kaptur : "Combien de vos collaborateurs viennent de chez Goldman ?" Geithner : "Madame, vous suggérez l'idée que nous aurions privilégié le bien des banques. J'ai été uniquement motivé par ce que nous avons cru être l'intérêt du public."
Stephen Lynch, démocrate : "Quelque chose pue ici. On n'a pas divulgué ce qui se passait au peuple américain et au Congrès en temps voulu".
Towns à Paulson : "Est-il crédible que vous ayez laissé la Fed agir seule ?" Paulson : "Dans ce genre de crise il y a tellement de travail pour tous que chacun évite de s'occuper de ce qui n'est pas de son ressort".
Cummings : "Les gens sont très en colère, et c'est légitime. Vous comprenez ? Vous vous dites favorable à la transparence. Mais quand les gens voient qu'il n'y en a pas eu, ils commencent à douter. Vous comprenez ce qu'on vous dit ?" Paulson : "Il est difficile aux gens de comprendre pourquoi il fallait sauver les banques. Il faut réglementer pour que cela n'arrive jamais plus".
Dan Burton, républicain : "M. Paulson, vous avez quitté Goldman Sachs en touchant 300 millions de dollars. M. Paulson, personne ne va acheter votre discours".
Sylvain Cypel
Article paru dans l'édition du 29.01.10
Geithner qui invoque le danger des agences de notations afin d'éviter l'effondrement d'AIG. Ne vous sentez-vous pas insultés ??