Dictature technocratique
François Brousseau 14 novembre 2011 Actualités internationales
Torna a casa! Rentre chez toi! Sur toutes les piazze d'Italie, on a fêté, ce week-end, la piteuse fin politique de Silvio Berlusconi. Une fin survenue non pas pour les causes qu'on attendait (corruption, conflits d'intérêts, scandales sexuels), mais parce que les marchés, les tout-puissants marchés financiers, ont décidé que ce personnage clownesque était devenu un poids mortel pour la crédibilité de son pays.
L'ironie, c'est que ce départ d'un représentant vulgarissime du showbiz en politique, et d'une ploutocratie nationale au pouvoir... pourrait être suivi d'un autre type de mainmise: celle d'une ploutocratie transnationale autrement plus puissante.
Parce qu'au-delà du départ du Cavaliere, la semaine écoulée en Europe a tendu à accréditer les thèses de ceux qui, partout sur la planète, veulent voir la domination croissante des banques et de la finance sur les affaires du monde.
***